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Le Grenier du Gamer

Console de salon · 1983

Nintendo Entertainment System

La Famicom japonaise devenue NES, avec son « robot » ROB pour rassurer des magasins américains échaudés par le krach de 1983. Mario, Zelda, Metroid : tout commence là.

Photo de la Nintendo Entertainment System

Photo : Evan-Amos, Wikimedia Commons, Public domain.

La Nintendo Entertainment System est une console de salon de Nintendo sortie en 1983, rattachée à la troisième génération (1983-1995).

Elle n'est arrivée en France qu'en 1987, 4 ans après sa première sortie.

Ventes estimées : 62 millions d'exemplaires.

Notre catalogue, construit à partir de Wikidata, recense 1 207 jeux, dont les dates de première sortie s'étalent de 1978 à 2025.

De la Famicom à la NES

Au Japon, la Family Computer sort en juillet 1983. Rouge et blanche, avec ses deux manettes câblées à la console et rangées sur ses flancs, elle s'impose en quelques années comme la console de toutes les familles japonaises. Nintendo veut ensuite conquérir les États-Unis, où le marché vient de s'effondrer (voir le krach de 1983).

La console est alors entièrement repensée : une boîte grise et anguleuse, des cartouches qui s'insèrent à l'horizontale comme une cassette vidéo, et un nom qui évite le mot « console », Nintendo Entertainment System. Le robot ROB, vendu avec certains packs, achève de la présenter comme un jouet électronique. Lancée à New York fin 1985, la NES relance tout le marché.

En France, elle arrive en 1987. Elle s'y heurte à une concurrence plus rude qu'ailleurs, celle de la Master System, et aux micro-ordinateurs, mais elle finit par s'installer durablement, portée par Mario et Zelda.

Ce qui l'a rendue unique

La NES n'était pas la console la plus puissante de son époque. Sa force, c'est sa ludothèque, et le contrôle de qualité imposé par Nintendo, qui limitait le nombre de jeux par éditeur et apposait son sceau sur les boîtes. Des séries entières y sont nées : Super Mario Bros., The Legend of Zelda, Metroid, Mega Man, Castlevania, Final Fantasy, Dragon Quest. Notre article sur les jeux cultes de la NES en fait le tour.

Sa manette rectangulaire, avec sa croix directionnelle et ses deux boutons, a fixé le modèle de toutes celles qui ont suivi.

La collectionner aujourd'hui

  • Le clignotement : une NES grise dont l'écran clignote ou reste gris souffre presque toujours de son connecteur interne usé (le « 72 broches »). La pièce se remplace facilement. Nettoyer les cartouches aide aussi (voir notre guide de nettoyage).
  • Les régions : en Europe, les NES étaient divisées en deux zones, l'une pour le Royaume-Uni, l'Italie et l'Australie, l'autre pour le reste de l'Europe, dont la France. Les cartouches d'une zone ne démarrent pas toujours sur une console de l'autre, ni sur une NES américaine (voir PAL, NTSC et zones).
  • L'image : les NES françaises d'époque pouvaient sortir un signal RGB par la péritel, une particularité recherchée. Notre guide pour brancher une vieille console détaille les options.
  • Les sauvegardes : Zelda et les jeux de rôle utilisent une pile qui peut être épuisée (voir la pile de sauvegarde).
  • Le Zapper, le pistolet de Duck Hunt, ne fonctionne qu'avec un téléviseur cathodique.

Modèles, révisions et extensions

Des jeux qui ont marqué la Nintendo Entertainment System

Tous les jeux (1 207)

La ludothèque année par année

Nombre de jeux du catalogue par année de première sortie (toutes plateformes confondues pour les jeux sortis d'abord ailleurs).

Les éditeurs les plus présents

  1. Nintendo75
  2. Konami72
  3. Namco58
  4. Taito49
  5. Bandai42
  6. Capcom42
  7. Jaleco41
  8. Data East26

Les genres dominants

  1. Jeu de plates-formes234
  2. Jeu d'action181
  3. Shoot 'em up83
  4. Jeu vidéo de rôle75
  5. Jeu vidéo de sport71
  6. Jeu vidéo de science-fiction67
  7. Jeu vidéo de réflexion65
  8. Jeu d'action-aventure60

Face à ses rivales