La console qui a osé défier Nintendo
Sega sort la Mega Drive au Japon fin 1988, aux États-Unis en 1989 sous le nom de Genesis, et en Europe en 1990. Elle est construite autour du processeur Motorola 68000, celui des ordinateurs Amiga et Atari ST, épaulé par un processeur Z80 hérité de la Master System, qui lui permet de lire les jeux de son aînée grâce à un adaptateur.
Sega la pense comme une borne d'arcade de salon. Ses premiers jeux sont des adaptations de ses succès en salle, et sa ligne noire, frappée de l'inscription « 16-bit » en lettres dorées, affiche ses ambitions. Avec l'arrivée de Sonic the Hedgehog en 1991, elle devient l'objet de tous les désirs des adolescents.
Une identité forte
La Mega Drive avait un style : des jeux rapides, une bande-son électronique reconnaissable entre mille, et une communication qui se moquait ouvertement de Nintendo. Elle a excellé dans l'action, le jeu de combat à progression, le shoot'em up et le sport, grâce notamment aux jeux d'Electronic Arts. Notre article sur les jeux cultes de la Mega Drive en dresse le portrait.
Sega l'a prolongée avec le Mega-CD et le 32X, et en a décliné de nombreuses variantes : la Mega Drive 2, plus compacte, la Nomad portable, ou des versions intégrées à des PC. Au Brésil, Tectoy a continué à en fabriquer pendant des décennies.
La collectionner aujourd'hui
- Les modèles : la première Mega Drive et la Mega Drive 2 n'utilisent pas la même prise vidéo. Vérifiez que le câble audio-vidéo correspond au modèle.
- Le son : selon les révisions de la carte mère, la qualité sonore varie, et certains modèles sont réputés meilleurs que d'autres. Les puristes se renseignent sur la révision avant d'acheter.
- L'image : la console sait sortir un signal RGB par la péritel avec le câble adapté (voir notre guide pour brancher une vieille console).
- Les jeux d'import : les cartouches japonaises ont une forme différente, et certains jeux vérifient la région de la console. Un adaptateur ou une modification permet de les lancer (voir PAL, NTSC et zones).
- Les boîtes : les jeux européens étaient vendus dans des boîtiers en plastique, plus résistants que les cartons de Nintendo, ce qui rend les jeux complets plus faciles à trouver en bon état.
- La réédition : la Mega Drive Mini est l'une des meilleures consoles mini.