La petite console qui a tenu tête à Nintendo au Japon
Conçue par NEC avec l'éditeur Hudson Soft, la PC-Engine sort au Japon en 1987. Elle est minuscule, à peine plus grande qu'un boîtier de CD, et ses jeux tiennent sur des HuCards, des cartes de la taille d'une carte de crédit. Son processeur est un 8 bits, mais ses puces graphiques lui donnent des capacités proches des 16 bits, et elle parvient un temps à dépasser la Famicom dans les ventes japonaises.
En 1988, elle reçoit le premier lecteur CD-ROM de l'histoire des consoles, le CD-ROM². Aux États-Unis, elle devient la TurboGrafx-16, dans une version plus grande, sans grand succès.
Le rêve des joueurs français
En France, la PC-Engine n'a jamais été distribuée à grande échelle par NEC. Elle a pourtant marqué les lecteurs des magazines, qui découvraient ses shoot'em up spectaculaires et ses jeux sur CD dans les pages consacrées à l'import. Le modèle CoreGrafX, gris foncé, a été importé et adapté à nos téléviseurs par des distributeurs français. Posséder une PC-Engine, c'était appartenir au cercle des passionnés.
Les jeux
La console est l'une des reines du shoot'em up : R-Type, Gradius, Blazing Lazers, Soldier Blade, Gate of Thunder. Elle a aussi accueilli Bomberman à cinq joueurs, la série Bonk, et de grands jeux sur CD comme Ys ou Rondo of Blood, longtemps resté japonais.
La collectionner aujourd'hui
- Les modèles : PC-Engine blanche, CoreGrafX, Shuttle, versions portables GT et LT, Duo avec lecteur CD intégré : la famille est vaste (voir les modèles plus bas).
- La sortie vidéo : la PC-Engine blanche d'origine ne sort qu'un signal antenne ; les modèles suivants et les modifications offrent une meilleure image.
- Les régions : les HuCards japonaises et les cartes américaines ne sont pas directement compatibles.
- La réédition : la PC Engine Mini rassemble une excellente sélection.