Le début de tout
À la fin des années 1960, Ralph Baer, ingénieur chez Sanders Associates, un sous-traitant de l'armée américaine, met au point avec son équipe une série de prototypes pour jouer sur un téléviseur. Le dernier, surnommé la « Brown Box » pour son habillage imitant le bois, est racheté par le fabricant de téléviseurs Magnavox. Il devient en 1972 la Magnavox Odyssey, la toute première console de salon.
L'Odyssey est entièrement analogique, sans microprocesseur. Elle affiche quelques points et une ligne lumineuse, et c'est tout. Pas de son, pas de score à l'écran, pas de couleur.
Jouer avec des calques
Pour donner un décor à ses jeux, l'Odyssey était livrée avec des calques transparents à appliquer sur l'écran du téléviseur : un court de tennis, une piste de ski, une maison hantée. Des « cartes » de circuit, à insérer dans la console, changeaient les règles du jeu. On complétait l'expérience avec des dés, des jetons et des feuilles de score, comme pour un jeu de société.
Un fusil optique, vendu à part, permettait même de tirer sur la cible lumineuse : le premier pistolet de l'histoire des consoles.
Une influence considérable
L'Odyssey n'a vendu que quelques centaines de milliers d'exemplaires, mais son jeu de tennis a inspiré Pong, et Magnavox a ensuite défendu ses brevets devant les tribunaux contre de nombreux fabricants. Ralph Baer est aujourd'hui considéré comme l'un des pères du jeu vidéo.
Pour suivre la suite de l'histoire, voyez notre histoire des consoles et la page de la première génération.